Par ailleurs, les prairies implantées pour une durée de plus de deux ans sont généralement économes en intrants (engrais, produits phytosanitaires et énergie) et participent à la durabilité économique des exploitations. Elles contribuent également à donner aux produits une image de qualité.
La prime herbagère agro-environnementale (PHAE) est un dispositif destiné à faciliter la souscription par un grand nombre d'agriculteurs de mesures agroenvironnementales visant à la préservation des prairies et au maintien de l'ouverture des espaces à gestion extensive. L'objectif de la PHAE est de stabiliser les surfaces en herbe, en particulier dans les zones menacées de déprise agricole et d'y maintenir des pratiques respectueuses de l'environnement.
La PHAE permet de souscrire soit la mesure visant le maintien de l'ouverture des espaces à gestion extensive (mesure 19.03 du Plan de développement Rural National) ou les mesures de gestion extensive des prairies par fauche ou pâturage (mesures 20.1 et 20.2 du Plan de développement Rural National). Le choix entre ces mesures est réalisé par le préfet en fonction des enjeux environnementaux des territoires. L'agriculteur s'engage dans ce dispositif pour 5 ans.
Les principaux engagements sont :
La prime herbagère agroenvironnementale (PHAE) a succédé en 2003 à la PMSEE. En 2003 et 2004, elle a été ouverte prioritairement aux anciens bénéficiaires de la PMSEE, ainsi qu'aux jeunes agriculteurs. En 2005, les critères d'éligibilité à la PHAE seront précisés au niveau départemental en fonction des enjeux territoriaux.
56 570 éleveurs se sont engagés dans la PHAE en 2003. Les surfaces engagées en PHAE représentent 25 % de la surface en herbe de la France, c'est-à-dire 3,16 millions d'hectares. Les régions de montagne, principalement le Massif Central, les Alpes, les Pyrénées et les zones d'élevage traditionnel en plaine (Charolais, Limousin) sont concernées principalement par cette mesure.